Mieux se Déplacer à Bicyclette

Dix conseils aux débutants

Vous avez décidé de vous déplacer à vélo, c’est un bon choix. Le vélo permet d’aller partout dans Paris (même dans les quartiers en hauteur quand on est un peu entraîné) sans crainte des embouteillages, des problèmes de stationnement, etc.
Pour circuler dans la capitale en prenant le moins de risques possible, MDB vous aide.
Mais sachez qu’une fois essayé, le vélo est adopté.

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1/ Choisissez plutôt un vélo urbain de bonne
qualité,
privilégiez confort et sécurité. Il devra
être
pourvu d’un système de freinage moderne (freins vbrake ou
à
tambours, proscrire les vieux patins qui sur des jantes en acier
deviennent
inopérants par temps de pluie) de gardes-boue, d’un
protège
chaîne, d’un porte-bagages solide (très utile lorsque l’on
va
faire son marché), de 3 à 5 vitesses pour pouvoir monter
jusqu’au
Sacré-Coeur, d’une sonnette et d’un éclairage fiable. Un
rétroviseur
est aussi utile pour pouvoir déboîter ou changer de
direction.
Prenez le temps de bien le régler et de vous y habituer.
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2/ Une fois en selle, mettez votre timidité dans votre
poche et
votre mouchoir par-dessus. Tous vos sens doivent être en
éveil,
éteignez votre téléphone mobile, rangez votre
baladeur
dans votre sac. On doit vous voir, vous entendre, de jour comme de
nuit.
Le jour :

 Ne sortez jamais sans sonnette. Sonnez plutôt plus que pas
assez même
si certains piétons considèrent que le timbre d’une
sonnette
est une agression. Quand la sonnette est inefficace, donnez de la voix.
Un
« HO ! HO !  » vaut mieux qu’une embardée ou qu’un choc.

 Indiquez avec votre bras et en anticipant la manoeuvre tout
changement
de direction. Droite, gauche, mais également signalez que vous
allez
tout droit dans un carrefour en fourche en levant la main (un peu comme
à
l’école).

 Cherchez toujours à croiser le regard des automobilistes qui
vous
entourent.
La nuit, trop de cyclistes négligent encore l’éclairage.
En
ville, la nuit, une silhouette au milieu de la circulation ne se voit
pas.
Le temps de la bonne vieille dynamo est révolu même si
elle peut
encore rendre des services. Pour des trajets un peu longs, les
systèmes
de feux clignotants qui fonctionnent à piles sont efficaces.
Couplés
à un baudrier réfléchissant, c’est impeccable.
Ceux qui
ont une conscience écologique plus marquée
achèteront
un vélo équipé d’une dynamo incorporée
à
l’axe de la roue, une révolution technologique qui permet de
voir et
d’être vu sans efforts supplémentaires.
3.1-2.jpg 3/ Roulez à droite de la chaussée y compris
quand celle-ci
est pourvue d’un couloir de bus ouvert officiellement ou non aux
vélos.
Un peu d’histoire. Depuis 1972, le MDB se bat pour que tous les
couloirs
de bus soient officiellement ouverts aux cyclistes. Sa première
victoire
a été d’obtenir la tolérance des vélos dans
les
dits couloirs. Après 27 ans de lutte (dont des recours devant
les tribunaux),
en 2000, la RATP et la Préfecture de Police acceptent
d’ouvrir
officiellement aux bicyclettes 70Km de couloirs de bus. Mais
rappelons-le
encore une fois, le salut du cycliste est de rouler le long du
trottoir, ce
dernier étant un refuge potentiel.
4.1.jpg 4/ Respectez le code de la route. Dans tous les cas, le
piétons
restent prioritaires. Le vélo est un véhicule et à
ce
titre, le cycliste a le devoir de respecter le code de la route, tout
le code
de la route même si celui-ci ne prend pas en compte le cyclisme
urbain.
Quelques exemples : Un feu rouge est un feu rouge y compris pour les
cyclistes.
Ces derniers doivent marquer l’arrêt total. Très vite vous
remarquerez
que cette signalisation lumineuse est extrêmement dense dans la
capitale
et qu’elle contribue à augmenter la pénibilité des
déplacements
à vélo. A chaque redémarrage, c’est de
l »énergie
musculaire que nous consommons. Comme beaucoup de cyclistes vous aurez
envie
de passer les feux. C’est particulièrement dangereux dans les
carrefours
complexes où les voitures arrivent de partout, de plus, sachez
que
les amendes pour non-observation de l’arrêt total à un feu
rouge
coûtent en moyenne 114 euros.
Un conseil, respectez les feux et militez pour faire évoluer le
code
de la route. Un sens interdit est un sens interdit même pour les
cyclistes.
Se faire pincer à contre sens de la circulation coûte
aussi très
cher. Pourquoi ne pas demander avec le MDB la
généralisation
des contre-sens cyclables ?
Empruntez les aménagements cyclables quand ceux-ci sont de bonne
qualité.
Redoublez de vigilance à l’approche des carrefours, surveillez
en particulier
les tourne-à-droite des voitures. Lorsque des automobiles
squattent
une piste ou un bande cyclable actionnez la sonnette ou collez un
autocollant
« PLACE AUX VELOS ».
Le remonte-file (dépassement de voitures à l’arrêt)
à
droite ou à gauche n’est pas autorisé par le code de la
route
mais est pratiqué par beaucoup de cyclistes. Cela doit
être
fait avec la plus grande prudence, à vitesse réduite en
abusant
de la sonnette.
5/ Le casque est une affaire personnelle. Le MDB est contre
l’obligation
de son port, en revanche, si vous transportez un enfant sur un
siège
bébé, il est indispensable de lui mettre un casque qui le
protégera
en cas d’une simple chute du vélo à l’arrêt.
6.1.jpg6.2.jpg 6/ Sur une place, positionnez-vous comme si vous étiez
au volant
d’une voiture. Si vous avez peur, n’hésitez pas à longer
le cheminement piéton. Pour tourner à gauche sur un grand
axe, anticipez la manoeuvre
très en amont en profitant d’une accalmie de circulation (un
rétroviseur s’avèrera très utile) ou alors,
mettez-vous à droite et traversez le
carrefour lorsque le feu piéton passe au vert.
7.1.jpg7.2.jpg 7/ Ne roulez pas trop près des véhicules en
stationnement
ou à l’arrêt pour éviter les ouvertures
intempestives
de portières, les piétons surgissant entre 2 voitures, le
démarrage
brusque d’une voiture qui sont cause de nombreux accidents. Dans une
rue relativement
étroite n’hésitez pas à rouler en plein milieu
même
si derrière on s’impatiente. Gare aux poids lourds et aux
autobus,
leurs chauffeurs n’ont pas le même champs de vision que les
conducteurs
de véhicules légers. Ainsi il ne faut jamais approcher
des
roues avant de ce type de véhicules, faire attention aux
manoeuvres
de ces derniers surtout aux tourne-à-droite. Par exemple,
l’arrière
d’un bus qui tourne se déporte d’un mètre.
8.1.jpg8.2.jpg 8/ Attention aux vols. Pour garder votre vélo
(même s’il
vous paraît vieux et peu convoité), attachez-le toujours
à
un point fixe en prenant le cadre et une roue au moyen d’un cadenas en
forme
de U de bonne qualité (le prix détermine la
qualité),
attachez la deuxième roue au cadre au moyen d’un autre U plus
basique.
Garez toujours votre vélo dans un endroit passant et
éclairé,
évitez de le laisser dehors la nuit ou toujours au même
endroit.
Battez-vous pour obtenir le droit de garer votre vélo dans votre
cour
d’immeuble. Comme tout se vole, pensez à cadenasser votre selle
avec
un petit antivol ou remplacez l’attache rapide par un boulon.
9/ Il pleut, et alors ? Une cape protège très
bien des grosses intempéries. Ayez-la toujours dans votre sac.
10/ Nul n’est à l’abri d’un accident. Pensez à
prendre avec vous une copie de votre contrat d’assurance et un constat.

Bonne route, adhérez à MDB.


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