Mieux se Déplacer à Bicyclette

Antony à Vélo intervient dans l’enquête sur le SDRIF

Antony à vélo

Voici l’intervention que nous avons communiquée au commissaire enquêteur, pour le Schéma Directeur régional de l’Ile de France :


Antony, le 4 décembre 2007

Monsieur le Commissaire enquêteur
Enquête publique du S.D.R.I.F.
Mairie d’Antony

Objet : circulations douces

Monsieur le Commissaire,

Notre association M.D.B. (« Mieux se Déplacer à Bicyclette ») a pour objectif de promouvoir le développement des circulations douces en ville. Notre antenne « Antony à vélo » est son relais sur le terrain de la commune d’Antony. A ce titre nous avons par exemple déposé plusieurs contributions à l’occasion de l’enquête publique sur le P.L.U. d’Antony.

Le vélo est le moyen de transport le plus rapide en zone urbaine dense pour les trajets courts (moins de cinq kilomètres). Il est le moins coûteux pour l’usager comme pour la collectivité. Il est aussi le seul à ne pas provoquer de nuisances et de pollution.

Pourtant trop peu de choses sont faites, à ce jour, dans notre ville comme dans le Département ou la Région, pour sécuriser, faciliter et développer l’usage du vélo.

Le groupe de notre antenne a rédigé une étude où sont décrites différentes propositions d’aménagement que nous pensons bonnes pour le développement des circulations douces dans notre ville d’Antony. Même si la plupart des propositions de cette étude relèvent de la responsabilité de la municipalité (ou du C.G.) nous pensons utile de vous communiquer une copie.

Pour nous cette étude apporte la preuve de la nécessité de la prise en compte des avis des usagers, les aménagements les plus pertinents étant toujours ceux qui résultent d’une concertation réussie. Elle montre aussi l’importance du défi à relever pour limiter l’impact des nuisances liées à l’automobile car c’est tout le réseau de circulation qui doit être repensé et aménagé dans chaque commune.

Au niveau de la Région nous souhaitons attirer votre attention sur certains points où l’effort doit être prioritaire, notamment là où la Région peut jouer un rôle majeur dans la levée des freins à l’utilisation du vélo dans nos villes :

  • Les usagers évoquent trop souvent le manque de sécurité, aussi bien personnelle, dans les déplacements, que pour leur bicyclette, lors du stationnement, comme frein à l’utilisation du vélo. Des aménagements sont indispensables lorsque ces craintes sont fondées et des campagnes d’information doivent aider à lever les appréhensions injustifiées, le vélo en ville se révélant en fait peu dangereux.
  • Le maximum doit être fait pour que les collégiens ou lycéens soient incités à utiliser, en toute sécurité, un vélo pour se rendre à l’école. Par exemple des campagnes d’information, auprès des élèves et des chefs d’établissement, et des enquêtes, permettant d’évaluer les indices d’utilisation des modes de transport doux, doivent être menées. Des subventions doivent être allouées pour aménager des parkings à vélos sécurisés lorsque ceux-ci n’ont pas été prévus dans les lieux de rassemblement pour les jeunes.
  • Des aménagements cyclables spécifiques doivent impérativement être envisagés sur tous les axes où le trafic automobile ne peut pas être limité ou freiné comme dans les zones 30. C’est le cas par exemple des RN 20 et 186 à Antony.

La Région pourrait imaginer des systèmes de dédommagement financier (par exemple une « carte verte » [[la « carte verte », devant permettre la liquidation d’une l’indemnité de transport au titre d’un mois écoulé, pourrait être délivrée au vu d’une demande écrite rédigée par le salarié à la fin de chaque mois où il aurait utilisé le vélo dans ses déplacements professionnels. Cette indemnité, non cumulable avec la délivrance d’un badge permettant à un véhicule à moteur d’accéder au parking de l’établissement ou avec la prise en charge d’une carte orange, pourrait être calculée sur la base des zones du réseau de transport en commun.]] qui serait comparable à la « carte orange ») au profit des salariés (en premier lieu les agents des collectivités locales et des secteurs public et hospitalier) qui utilisent un vélo de façon permanente pour se rendre au travail. Ce serait une action innovante dont les retombées en terme de publicité pour les circulations douces dépasserait sans doute le cadre de la Région, pour un coût financier faible pour la collectivité et à mettre en regard avec les économies d’énergies et de nuisances réalisées.

Enfin la Région, qui fait des transports la première de ses cinq priorités, devrait inclure les circulations douces comme l’un des chantiers de sa politique régionale des transports.

Certaine de l’attention que vous apporterez à nos remarques, je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire enquêteur, l’expression de mes salutations distinguées.

Catherine Mollière.
Responsable d' »Antony à vélo »
10 rue Florian 92160 Antony

P.J. : « cahier de propositions d’aménagements cyclables à Antony » rédigé par Antony à vélo


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