Mieux se Déplacer à Bicyclette

Maisons-Alfort : les cyclistes dénoncent le détournement des subventions!

Communiqués

Communiqué de presse

quais_Maisons-Alfort.jpgLa mairie de Maisons-Alfort doit respecter ses engagements et revenir au projet initial d’aménagement des quais tel qu’il a été présenté aux cofinanceurs et accepté par les associations.

Ce projet sur les quais de Maisons-Alfort, le long de la Marne, est financé en grande partie (2,1 millions d’euros sur 3 millions d’euros) par le Département et la Région au nom du développement des aménagements cyclables sur cet axe prioritaire : il prévoyait de remplacer le quai en double sens par un quai en sens unique et une piste cyclable en double sens, séparés par un terre-plein central. Mais la municipalité de Maisons-Alfort, suite à un débat démagogique, a changé d’avis et renoncé à la piste cyclable pour conserver le double sens pour les véhicules motorisés. Les quais, munis de deux voies étroites et d’un séparateur central, sont ainsi devenus un cauchemar pour les cyclistes.

Dès l’an dernier, le samedi 18 septembre 2010, MDB94 manifestait pour dénoncer le réaménagement en cours des quais de Maisons-Alfort. L’avenir nous a donné raison : de plus en plus de cyclistes, d’automobilistes et même de conducteurs de bus trouvent le resserrement des voies difficilement praticable et dangereux. Les automobilistes, coincés derrière des vélos à 20 km/h voire moins sur plusieurs kilomètres, perdent patience, insultent les cyclistes ou les poussent dans le caniveau. Une “main courante” a été déposée à la police dans ce sens et un courrier a été envoyé à la RATP pour conduite dangereuse.

Le Collectif MDB94 a pourtant essayé de sensibiliser la mairie de Maisons-Alfort à l’occasion de plusieurs réunions et courriers sur ce sujet mais n’a pas été écouté. Afin de faire avancer ce point noir du Val-de-Marne pour les cyclistes, MDB a donc envoyé un recours gracieux à la mairie le 4 mai 2011. Recours resté lettre morte.

Nous ne pouvons accepter cet état de fait : si la mairie de Maisons-Alfort persistait dans son choix, il ne saurait être question que les subventions accordées pour créer des aménagements cyclables ne soient pas utilisés conformément à leur objet. Il en va de la crédibilité de la politique en faveur des circulations actives, que ce soit au niveau municipal, départemental et régional.


Mentions légales | Espace contributeurs