« De Houilles à Neuilly, 10km! » écrit Elodie Coquio sur twitter. Pour la première fois elle est allée au travail au vélo. La grève SNCF oblige, « il n’y avait pas le choix de toute façon« .

Contactée par téléphone, elle explique son parcours. Du vélo elle en faisait il y a des années. Mais elle s’était résignée à prendre le RER A et à devenir sédentaire. Son trajet, « une vraie galère« , l’avait déjà poussée à trouver une autre solution de transport. Il a fallu la grève pour qu’elle passe à l’action.
« La grève était presque une excuse pour essayer le vélo, de toutes façons je ne perdrais pas de temps« . Le déclic: les hashtags #vélotaf et #covélotaf sur les réseaux sociaux. « Je cherchais des infos sur les grèves, et je suis tombée sur plusieurs articles parlant du « vélotaf »: aller au travail (taf) à vélo« . La carte covélotaf, où les cyclistes inscrivent leurs trajets pour vous accompagner gratuitement, n’offrait pas de solution: « il y avait un trou à l’ouest de Paris« . Un article sur le compte twitter de FARàVélo l’a finalement motivée à se lancer toute seule.

Une réussite dès le premier jour: « je suis arrivée hyper détendue au travail, j’ai ressenti les effets de détente toute la journée« . Une détente bienvenue pour une chef de projet dans le e-commerce habituée au stress et aux longues journées de travail. 45 km en 2 jours, une expérience étonnante pour quelqu’un qui ne se considère pas sportive. « Je rentre souvent tard, et j’ai apprécié ce trajet comme mon moment à moi dans la journée« .
Au début, elle appréhendait le trafic. Mais en utilisant les sites spécialisées www.geovelo.fr et www.naviki.org elle trouvé un trajet à 80% aménagé pour le vélo. « J’étais même surprise qu’il y ait autant de pistes cyclables« . En ajoutant que « sur certaines portions c’est fou! Il n’y a rien, aucune piste!« . Sa conclusion: il suffirait de pas grand-chose pour que les gens puissent prendre le vélo.


