Ils sont verts fluos et vous les voyez désormais partout : les vélos « Gobee bike ». Une aubaine pour la société ? Au point de remplacer Vélib’ ? Hier soir un débat public était organisé sur la question à Châtillon (92) par la Conseillère Régionale Nadège Azzaz (PS).
Ils sont verts fluos et vous les voyez désormais partout : lesvélos « Gobee bike ». Une aubaine pour la société ? Au point deremplacer Vélib’ ? Hier soir un débat public était organisé sur laquestion à Châtillon (92) par la Conseillère Régionale Nadège Azzaz (PS).
Un Gobee bike à Paris.
Le Maire de Châtillon, Jean-Pierre Schosteck, ne veut pas de Vélib’pour sa ville car il dit que Gobee bike va faire l’affaire gratuitement. Vélib’coûte de l’argent à la ville explique-t-il, alors que Gobee bike est unesociété privée. Et d’ajouter : qui dit que Vélib’ ne se termine pas par ungouffre financier comme Autolib’ ?
Ce n’est pas tout à fait ça, explique Charles Maguin, le Président de l’associationParis en Selle. Oui Vélib’ coûte de l’argent au contribuable, mais très peu. Lebudget total est de 40 millions € par an alors que le budget annuel pour lesautres transports est de… 9 millards € ! Une goutte d’eau donc.
Charles Maguin, Président de Paris en Selle, explique pourquoi Gobee bike ne va pas remplacer Vélib’.
Surtout si on ajoute que la Métropole du Grand Paris finance la moitié,ne laissant que 10.000€ par station à la charge des villes. Est-ce si cher pourune solution de transport public 100% durable qui a fait décoller le vélo àParis et qui contribue à désengorger les routes et les transports publics ? Lebudget annuel pour les fêtes et cérémonies à Châtillon est de 105.000€ par an,l’équivalent de 10 stations Vélib’.
La peur que Vélib’ ne devienne un gouffre financier est infondée,rassure Maguin. Vélib’ garantit que le budget n’évoluera pas : il est plafonnéà 40 millons € sur 15 ans. C’est la différence avec Autolib’, qui est financépar les recettes qui sont par nature incertaines.
Le problème financier est plutôt pour les Châtillonnais. Utiliser unGobee bike 2 fois par jour pour aller travailler coûtera 20€ par mois, alors qu’unabonnement Vélib ne coûte que 4€ par mois (5 fois moins cher). Ce que le Châtillonnaisva économiser en refusant un service public Vélib’, il va le payer directementà la société Gobee bike.
Une épave de Gobee bike à Lille (Photo: @mozz2lille).
des vélos moins performants(éclairages, pas de porte-GPS ni prise USB…)
mono-vitesse (bonjour lapente !)
sans assistance électrique.
Gobee bike emploie peu de personnel pourmaintenir les vélos en bon état. Conséquence : il y a fort à parier quec’est quand même le contribuable qui payera pour le ramassage et l’éliminationdes Gobee-épaves qui finiront par traîner dans l’espace public…
Ce que Gobee bike récupère en revanche, ce sont les donnéespersonnelles des utilisateurs : leur adresse, leur âge, où ils vont, àquelle heure, à quelle fréquence, etc. Vélib’ est public et ne peut donc pasvendre ces informations à des fins commerciales, ce qui est moins sûr pourGobee bike.
Gobee bike tente de rassurer les nombreuses inquiétudes exprimées sur les réseaux sociaux.
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