SYNTHÈSE à l’intention des citoyens et des listes candidates aux élections municipales 2026
(Version détaillée ci-dessous)

Le (re-)développement de la pratique cycliste, pour les trajets du quotidien comme pour les loisirs, est une lame de fond, avec de multiples effets bénéfiques pour la société et les individus : les économies financières, la sobriété énergétique, la santé physique et mentale, la possibilité de maintenir ou recréer un tissu socio économique florissant dansles centres-villes. Très loin d’être une question anecdotique, c’est un enjeu de société majeur. Le vélo ne résorbera pas à lui seul tous les problèmes urbains, mais il fait indubitablement partie des solutions, à condition que tous les usagers de la route soient entendus et respectés.
Toute politique municipale cohérente se doit d’accompagner cette évolution positive, en bonne intelligence avec la politique du département et de la métropole, ce qui implique aussi de combattre les idées reçues et de travailler à résorber les frictions et les incompréhensions qui peuvent se faire jour. Dans un contexte budgétaire incertain, a priori défavorable aux investissements qui ne seraient pas perçus comme essentiels, rappelons quelques faits :
Il est prouvé que le vélo engendre des bénéfices économiques très supérieurs à la voiture, notamment en réduisant les dépenses contraintes des ménages et des collectivités mais surtout les colossales dépenses induites par toutes les externalités négatives de la circulation automobile.
« Un kilomètre parcouru à vélo génère un bénéfice social de 0,58 € tandis qu’un kilomètre parcouru en voiture provoque un coût social compris entre 0,38 € et 0,44 €. »
« Pour chaque million d’euros dépensé, [les investissements des collectivités en faveur du vélo] génèrent un chiffre d’affaires sur l’économie française de 2,55 M€, contribuent à hauteur de 1,17 M€ au PIB et soutiennent plus de 14 emplois (ETP/an).(source : Impacts socio-économiques des dépenses vélo des collectivités territoriales françaises, rapport publié par le Ministère chargé des transports en 2021).
Développer le vélo et les transports en commun est un moyen efficace de réduire notre dépendance aux énergies fossiles et aux pays qui les produisent.
Les citoyens financent les infrastructures routières et les transports publics par leurs impôts. Il est donc juste qu’il aient un droit de regard sur l’utilisation de cet argent et qu’ils soient associés aux prises de décision. Une large majorité (en général silencieuse mais bien présente) est favorable à une réduction de la place de la voiture en ville, et un développement concomitant des espaces verts et des zones piétonnes.
Le but premier des politiques publiques ne devrait-il pas être de créer les conditions propices à l’épanouissement de chacun ? Le vélo peut y contribuer. Les pollutions, le stress et la surmortalité engendrés par la motorisation à outrance, subis par tous, ne devraient plus être tolérés dans une société qui se veut progressiste.
MDB Thiais (antenne locale de l’association Mieux se Déplacer à Bicyclette) préconise un ensemble construit de mesures, dont les principales peuvent se résumer comme suit :
| Mandater un(e) élu(e) spécifiquement en charge des mobilités douces et lui fournir les ressources adéquates, non seulement pour la réalisation d’actions concrètes en faveur du vélo et de la marche, mais aussi pour un fort soutien pédagogique et un travail soutenu de sensibilisation. |
| Impliquer les usagers à chaque étape de l’élaboration du Plan Vélo, et instaurer un dialogue régulier avec les associations qui les représentent. |
| Redéfinir le plan de circulation et la voirie, afin de réduire le transit automobile et la vitesse effective des véhicules motorisés. |
| Généraliser les aménagements cyclables de qualité, séparés des voies réservées au trafic automobile, avec sécurisation de la traversée des carrefours. |
| Aménager des aires de stationnement pour vélos devant les commerces, les bâtiments publics, et les lieux de transfert modal. |
| Préserver les espaces naturels et respecter les objectifs nationaux « zéro artificialisation nette » dès maintenant. |
| Donner les moyens à la police municipale de faire respecter le code de la route et les règles de stationnement, et faire diminuer les violences routières. |
| Favoriser l’apprentissage du vélo dès le plus jeune âge et tout au long de la vie. |
| Développer la location de vélos en libre-service et les aides financières à l’achat de vélos de tous types. |
MDB Thiais demande aux listes candidates aux élections municipales de s’exprimer clairement sur le programme esquissé ici, et les invite à s’en emparer dans leur projet pour Thiais.

contact: thiais@laconvergencemdb-idf-org
Retrouvez toutes les propositions et leur justification détaillée dans la version détaillée ci-dessous:


