Mon premier Paris-Chartres

Pique-nique à l'étang de Clairefontaine

Le 23 juin 2002, une cinquantaine d’adhérents ont participé au traditionnel Paris-Chartres, cuvée particulièrement réussie cette année. Récit d’une néophyte.

C‘était un bruit, une rumeur qui courait chez les habitués des balades
du dimanche : au bureau ils sont très forts pour la parlote en réunions, mais on ne les voit jamais rouler sur les routes ; savent-ils au moins faire du vélo? Alors cette année nous avons relevé le défi, et le bureau était fort bien représenté à cette édition 2002 du Paris-Chartres. On a même pu saluer la remise en selle de Pierre TouLouse, qui a fait un bout de route avec les plus valeureux, ceux qui partent de Paris.
Enfin, c’est ce qu’on m’a raconté, car pour ma part, prise d’un doute — et si c’était vrai ? si ces champions de la balade dominicale allaient me clouer sur place ? je m’étais prudemment inscrite dans le groupe des débutants, qui avait rendez-vous gare Montparnasse pour faire en train le trajet jusqu’à Rambouillet…

Pique-nique à l'étang de ClairefontaineL’avouerai-je ? S’il m’arrive, eh oui, de faire du vélo hors Paris, il y avait fort longtemps que je n’avais pas pris le train avec ma bicyclette. Pour moi, les gares parisiennes n’étaient qu’escaliers roulants (qui me terrorisent après une expérience malheureuse à Anvers, voulant passer sous l’Escaut avec un… Solex) et portillons infranchissables. Mais finalement, rassurée par la présence de visages connus, je m’aperçois que ce n’est pas si difficile d’accéder à un train.

Le groupe des débutants, vous ai-je dit. Sans vouloir offenser ceux qui en faisaient partie, je dirai que c’est plutôt le groupe de ceux qui ont débuté… il y a un certain temps. C’est ainsi que nous retrouvons Jacques ESSEL, fondateur du MDB, avec son drôle de petit vélo pliant, et qui nous raconte les premières éditions du Paris-Chartres, quand 400 cyclistes s’élançaient du Champ- de-Mars.

A Rambouillet, tout le monde descend, et en selle pour gagner l’étang de Clairefontaine. Petite promenade apéritive, avec un très agréable passage en sous-bois, sur un chemin, loin des voitures. Le rythme n’est vraiment pas rapide, j’irais bien un peu plus vite, mais au moins on a le temps de se parler, de faire mieux connaissance. Voilà qu’une adhérente plutôt habituée des balades se met à vanter les actions militantes du MDB. Les membres du bureau présents apprécient.

A l’étang de Clairefontaine, nous retrouvons les autres groupes pour un pique-nique convivial. Laurent LOPEZ a même pensé à apporter le café. Il fait bon, pas trop chaud, certains s’offriraient bien une petite sieste, mais la route est encore longue jusqu’à Chartres. On se sépare à nouveau en plusieurs groupes, répartis différemment cette fois un groupe regagne Paris à vélo, d’autres par le train. Et les plus courageux partent pour Chartres.

Avec pas mal de kilomètres en moins dans les jambes que ceux qui roulent depuis Paris, j’arrive sans peine à suivre. Et d’ailleurs, ceux qui sont plus lents, on les attend. Les haltes sont nombreuses pour se regrouper, se désaltérer, plaisanter. Et même pour regonfler les roues à une station-service. Après la route, de nouveau un chemin en sous-bois. Je ne suis pas la seule cycliste à m’intéresser à la botanique, on prend le temps de ralentir pour se demander le nom de telle ou telle plante, c’est vraiment cool. Pas du tout le genre «nez dans le guidon» que je craignais un peu.

Revoilà la route, l’interminable plaine de la Beauce. Cette année nous avons de la chance non seulement la température est idéale, mais il n’y a pas trop de vent, ce vent contraire qui semble avoir marqué les esprits des «anciens ». Au détour d’un virage, un plaisantin lance « Ça y est, voilà la cathédrale! ». Mais non, c’est un château d’eau. Finalement, on aperçoit la cathédrale, la vraie, on approche du but mais là, mauvaise surprise : la route habituelle pour entrer dans la ville est coupée et il faut faire un détour par une de ces petites côtes que je ne croyais pas possibles dans une telle région. Mais je me rappelle qu’il m’arrive aussi de faire du vélo dans le massif de la Chartreuse (tiens, Chartres, Chartreuse, ça se ressemble), alors je ne me laisse pas impressionner et hop ! la côte est avalée.

On a bien pris son temps, on ne s’est pas pressés, et pour la troisième fois que je viens à Chartres (les autres fois c’était en voiture, personne n’est parfait), je ne vais encore pas avoir le temps de visiter la cathédrale ! un comble ! Certains d’entre nous y vont, mais je dois rentrer à Paris. Le voyage de retour se passe sans problème, nous sommes un groupe de dix, tous les vélos tiennent dans le fourgon.

Et nous rentrons, fatigués mais contents après cette bonne journée, comme on écrivait dans nos rédactions enfantines. Une chose est sûre : l’an prochain j ‘y retourne. Et pas comme « débutante », cette fois.

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