le « plan vélo » en Île-de-France

Si l’initiative des projets d’aménagements cyclables revient pour l’essentiel aux communes et aux départements, la région joue un rôle important de mise en cohérence au niveau régional. Elle le fait par l’intermédiaire de subventions qui couvrent une part importante du coût des projets.

Le « plan vélo » de la région Île-de-France (délibération du 23 juin 2011) définit les projets subventionnables et les règles de subventionnement. Les principaux axes concernent :

 la réalisation d’itinéraires cyclables structurants

 la réalisation d’un réseau de véloroutes et voies vertes

 la réalisation de parcs de stationnement pour les vélos en partenariat avec le STIF (projet expérimental de consignes à vélos sécurisées dans 16 gares franciliennes) et dans les propriétés régionales (lycées, bases de loisirs,…)

 la communication en faveur de la pratique du vélo

Le plan vise à porter le réseau cyclable de 2400 km à 3500 km en 2020 (après un doublement de 1275 km à 2400 km entre 1999 et 2011). Le communiqué rappelle justement les 2-3% de part modale du vélo dans les transports franciliens contre 10% à Berlin, 28% à Amsterdam et 37% à Copenhague. La région met prudemment au conditionnel la réalisation avant 2020 d’un schéma régional des véloroutes et voies vertes qui vise une liaison continue entre le centre de la capitale et 8 points d’accès en limite des régions voisines (vers Auxerre, Beauvais, Château-Thierry, Compiègne/Senlis, Épernon, Orléans , Rouen, Troyes). Il est vrai qu’elle ne maîtrise à elle seule les aménagements à réaliser.

Les sommes mises en jeu ne sont pas négligeables. Dans sa communication la région annonce un budget de 24 M€ alloués aux réseaux verts et équipements cyclables, en forte progression sur les années précédentes (13 M€ en moyenne). Cela représente une dépense par habitant qui reste très modeste comparée à celles faites par les villes les plus en pointe dans le développement du vélo, mais néanmoins compatible avec la réalisation de 140 km d’aménagements cyclables par an avec une subvention autour de 175000 € par km, soit 50% d’une hypothèse de coût de 350000 € par km réalisé, la subvention ne couvrant que la moitié des dépenses.

L’expérimentation de 750 places de consignes à vélos sécurisées dans 16 gares, avec une utilisation simplifiée par le couplage avec le forfait Navigo, n’est pas sans rappeler l’expérimentation de la RATP à Neuilly-Plaisance restée bien solitaire depuis 2001. Espérons que le portage du projet par le STIF conduira rapidement à un projet opérationnel ambitieux pour l’accès à vélo du système de transports en commun. La région ne convaincra pas si elle n’est pas elle-même exemplaire en réalisant la promesse d’équiper dans la même période l’accès à vélo des 500 lycées et 12 bases de loisirs dont elle est directement responsable.

On peut se réjouir que les règles du plan reprennent certaines de nos revendications comme le conditionnement du subventionnement de la création de zones 30 à l’exclusion de simples limitations de vitesse à 30 et seulement si toutes les rues de la zone sont à double sens pour les cyclistes.

>>> les détails du plan vélo de la région Île-de-France

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